Historique

L’Hôtel Dieu est édifié au 13ème siècle sur l’emplacement de la mairie actuelle de Chantelle sous le règne de Louis IX. Les bénédictines servent l’Hôtel Dieu sous l’ordre de St-Benoît jusqu’en 1793, date à laquelle la destruction de l’édifice est ordonnée par Richelieu.

En 1852, le Docteur MIGNOT Antoine, très impliqué dans la vie de Chantelle, présente un projet de construction d’un hôpital cantonal à Chantelle, lequel est soutenu par l’abbé BOUDANT. Très vite, l’idée fait son chemin et l’initiative est encouragée : des souscriptions sont ouvertes, des produits de concerts donnés à Vichy vont au bénéfice du projet, le gouvernement sous Napoléon III apporte également sa contribution. L’implantation du futur hôpital cantonal est choisi en lieu et place d’une propriété appartenant à un couple Chantellois dénommé FORESTIER-FONTAINE. C’est en 1854 qu’un décret impérial de Napoléon autorise la création d’un hôpital à Chantelle destiné au traitement des malades atteints d’affections aiguës ou chroniques curables et les blessés du Canton. Le 8 octobre 1854, l’hôpital est inauguré, les religieuses s’installent et le premier malade entre en décembre de la même année.

A peine 10 ans après, en 1863, une nouvelle souscription est lancée dans le but de transformer l’hôpital en hospice afin d’accueillir des vieillards, des infirmes et des orphelins. L’arrêté préfectoral accorde la transformation de l’établissement en décembre 1865. Les dernières religieuses quitteront l’hospice en 1960 pour laisser la place à la première infirmière diplômée en 1961.

Le 5 décembre 1958, le ministère de la Santé publie la première circulaire « relative à l’humanisation des hôpitaux ». C’est dans ce cadre-là que des transformations sont entreprises à l’hospice de Chantelle avec notamment la construction du bâtiment « Les Tamaris » en 1974. Puis en 1984, le service « Les Bleuets » voit le jour, les chambres à 10 lits sont supprimées et la notion de cure médicale apparait avec la transformation de l’hospice en Maison de Retraite.

Les derniers bâtiments témoins de l’ancienne époque seront détruits en 1998 et 1999 pour faire place neuve au bâtiment « Les Mimosas » ainsi que toute la zone administration, hall d’entrée et salle polyvalente.

Avec la loi du 2 janvier 2002, les maisons de retraite s’appellent désormais Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD). Des conventions tripartites engageant les tutelles et les établissements doivent être conclues pour définir des objectifs visant à améliorer l’accompagnement des personnes accueillies. Dans cet optique-là, l’EHPAD de Chantelle a signé sa première convention en 2003, la seconde fut conclue en 2009 et la dernière en vigueur fut validée en avril 2016.

L’EHPAD de Chantelle s’est engagé en 2014 dans un programme architectural (6 M€). Un nouveau bâtiment hébergeant deux unités protégées « Les Lilas » et « Les Coquelicots » a ouvert ses portes en septembre 2016. Les Tamaris et les Bleuets ont également fait l’objet de transformations visant toujours à améliorer les conditions d’accueil des résidents.

Un grand merci à M. POUYET Bernard, membre du Conseil d’Administration, pour ses recherches historiques sur l’EHPAD de Chantelle, lieu qu’il affectionne tout particulièrement.

Géraldine Laprugne
Directrice

Photo historique de l'EHPAD avec légende

Légende

De 1 à 8: Partie HOPITAL – HOSPICE

  • N°1: Bâtiment dit «des femmes» composé de 5 pièces communes: des grandes chambres sans aucune intimité, au centre une grande pièce servant de réfectoire et de lieu commun où les personnes valides se rassemblaient.
  • N°2: Loge: une personne en permanence servait de «gardienne» ou de «concierge». L’hospice était un lieu fermé. Les personnes hospitalisées ne sortaient pas, sauf autorisation spéciale le Jeudi et le jour de marché.
  • N°3: Bâtiment dit «des hommes» avec 3 grandes pièces communes et au centre, une pièce à usage de réfectoire et de salle où se réunissaient les personnes valides.
  • N°4 et N°5: Sept chambres individuelles occupées par des hommes valides qui aidaient dans la mesure de leurs moyens le jardinier de l’hospice. L’épouse d’un jardinier était employée comme veilleuse de nuit. Ils habitaient la petite maison jouxtant à l’hospice (N°14).
  • N°6: Pavillon indépendant occupé par des personnes relativement valides et en possession de toutes leurs facultés mentales.
  • N°7: Ensemble de 5 ou 6 chambres individuelles pour des personnes peu autonomes.
  • N°8: Après le départ des religieuses, bâtiment administratif et logement de la Directrice (non occupé)

En sous-sol: les cuisines. Elles furent abandonnées à la suite de la construction d’un bâtiment fonctionnel dans une partie du jardin, bâtiment qui fut détruit lors des constructions des nouveaux bâtiments, sont les «Bleuets» qui fût le premier.

  • N°9: Bâtiments dit «des Sœurs» où logeaient 7 ou 8 religieuses qui faisaient office d’infirmières (vers 1950, il n’y avait qu’une infirmière laïque.
  • N°10: La Chapelle.
  • N°11: Deux bâtiments: dans le premier furent installés des «bains-douches» à usage des hospitalisés, mais également ouverts les samedis et dimanches aux habitants de Chantelle contre une participation modique. Fort fréquentés dans les années 1950, peu de maisons étaient équipées de douches ou de baignoires. A côté, il y avait la buanderie – laverie – lieu de repassage.
  • N°12: Jardins qui participaient grandement aux besoins de nourriture.
  • N°13: Ensemble de bâtiments à usage de poulaillers, porcheries, etc. Plusieurs porcs nourris avec les restes des cuisines étaient engraissés et entraient dans la composition des menus.
  • N°14: Habitation du jardinier.